> Tombeau de Jointure (100)

Tombeau de Jointure (100)

Par | 2018-07-17T06:15:20+00:00 31 mai 2017|Catégories : Revue des revues|

 

 

            Ce n’est pas sans un léger pin­ce­ment au cœur qu’on assiste à la dis­pa­ri­tion d’une revue car ce n° 100 est le der­nier. Même si l’on sait que la flamme de la poé­sie conti­nue­ra de brû­ler dans la nuit ; la nature ayant hor­reur du vide, une dis­pa­ri­tion est vite com­blée par des nais­sances ! Jointure se pré­sente comme une revue cata­logue (quelques pages consa­crées à un poète), une sorte d’anthologie… Georges Friedenkraft, dans son édi­to­rial inti­tu­lé “Bon cent : nous y voi­là !”, retrace l’histoire de cette revue et annonce d’autres aven­tures sans en pré­ci­ser la teneur…

            Poésie sans doute “clas­sique” (vers comp­tés, rimés, regrou­pe­ments stro­phiques atten­dus…) mais on peut aus­si décou­vrir quelques poètes que j’aime par­ti­cu­liè­re­ment pour les thèmes qu’ils abordent, des poètes que je suis depuis  plu­sieurs années comme Georges Drano, Nicole Drano-Stamberg, Marc Dugardin, Guénane, Jean-François Mathé, François Perche, Geneviève Raphanel, Roland Reutenauer, Jean-Claude Xuereb : que des auteurs Rougerie ! Mais il est vrai que Rougerie s’est offert une publi­ci­té en qua­trième de cou­ver­ture… Dont quatre des poètes pré­cé­dents figurent dans la réclame ! Ce qui tend à prou­ver que, non seule­ment, Olivier Rougerie sou­tient finan­ciè­re­ment les expé­riences les plus obs­cures, mais qu’il sait mettre en valeur les poètes qui sont à son cata­logue. Et ce n’est pas rien en ces temps d’arnaques son­nantes et tré­bu­chantes ! Mais ce ne sont pas les seuls poètes au som­maire de Jointure : je retrouve aus­si Jeanine Baude, Guy Chaty, Ferruccio Brugnaro que j’ai appré­ciés à divers titres.

            Et, sur­tout, ce n° 100 se ter­mine par un his­to­rique des 17 pre­mières édi­tions du “Festival Populaire de Poésie nue”. Je me sou­viens d’avoir par­ti­ci­pé à la sep­tième édi­tion à la demande de Miguel-Angel Fernandez-Bravo (qui avait sou­hai­té que je mène une enquête auprès des revues de poé­sie à une époque où l’informatique domes­tique était hors de prix !) qui s’était tenue à Nanterre en 1981 : de quoi prendre un coup de vieux, mal­gré tout  ! Mais j’aurais garde de ne pas omettre que le nom Jointure vient de “join­tée” qui désigne le conte­nu de deux mains jointes en grains de blé : voi­là qui devait être dit.

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